Un opéra au Grand Théâtre du Liceu

Bien que la meilleure façon de connaître le Liceu soit d’effectuer une visite guidée, il s’avère que ma première rencontre avec ce grand théâtre fut d’assister à une représentation d’opéra. Le Gran Teatre del Liceu, véritable icône de la musique et de l’art, accueillait le soir du 29 décembre, l’oeuvre dramatique de Donizetti, Lucia di Lammermoor.

Situé sur la fameuse Rambla, Le Grand Théâtre du Liceu peut paraître inaperçu. Je suis d’ailleurs passée plusieurs fois devant sans y prêter attention. La façade extérieure du Liceu est relativement modeste et elle cache bien toute l’immensité de son intérieur. Le vaste vestibule, orné de grandes colonnes, me mène au grand escalier en marbre qui conduit à son tour, à l’amphithéâtre et au Salon des Miroirs. Ce salon constitue un salon de repos qui accueille les spectateurs pendant l’entracte, le temps de se rafraîchir avec une coupe de Cava ou de Champagne.

L’oeuvre de Donizetti, Lucia di Lammermoor va bientôt commencer. Je rejoins donc ma loge située au premier étage de la grande salle dont la capacité de 2292 spectateurs la hisse au rang des plus grands opéras d’Europe. La décoration de la salle, avec ses moulures en plâtre doré, ses lampes et leur forme caractéristique de dragon et de tulipes en verre, reflète la magnificence de l’édifice. L’omniprésence de la couleur rouge et la beauté du plafond accentuent également le style somptueux de ce grand théâtre.

La lumière s’éteint, l’orchestre annonce l’ouverture de l’opéra tragique. L’amour et la mort rythment cet opéra qui décrit l’union impossible de Lucia et Edgardo dont les familles sont ennemies. Il faudra attendre l’Acte III pour assister à la longue et célèbre « scène de la folie » où Lucia sombre. C’est la descente en enfer… l’enfer de la folie, l’enfermement en soi pour échapper aux hommes dont elle est l’objet. J’en retiens surtout le jeu et la voix de Lucia. Je me sens comme vulnérable, confrontée à son immense désespoir, mais je suis surtout conquise par la tragique fable de Donizetti.

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